Pierre de Bérulle, né le 4 février 1575 et mort le 2 octobre 1629 à Paris, est un homme d’Église et homme d’État  français. Fait cardinal par le pape Urbain VIII le 30 août 1627, il est un représentant majeur de l’École française de spiritualité et le fondateur de la Société de l’Oratoire.

Avec Mme Acarie, en 1604, il introduit en France les carmélites réformées par sainte Thérèse d’Avila malgré les difficultés que lui causent les carmes qui auraient voulu que les moniales dépendent de l’ordre des Carmes Déchaux.

Il est surtout à l’origine de la Société de l’Oratoire qu’il crée en France le 11 novembre 1611 sur le modèle de la Congrégation de l’Oratoire formée en 1575 à Rome par Saint Philippe Néri. Eu égard aux différences de temps et de lieu, la congrégation française diffère de l’Oratoire italien sur quelques points importants. « La grande intuition de Bérulle, formé auprès des Chartreux et des Jésuites, est de proposer aux prêtres séculiers les moyens d’une authentique vie spirituelle.

A leur tour, ils pourront guider le peuple chrétien. Ainsi nait l’idée originale de l’Oratoire : une congrégation de prêtres vivant en commun, devant « tendre courageusement à la perfection de la vie évangélique », mais sans prononcer de vœux solennels, au service des évêques.

« L’homme est un néant capable de Dieu. » Pierre de Bérulle

« L’homme est un néant capable de Dieu. »
Pierre de Bérulle

Beaucoup d’Oratoriens ont commenté les textes du Cardinal de Bérulle, notamment :

« Dieu si grand, Jésus si proche » aux éditions du Cerf par Robert Dumont (Oratorien, membre de la Communion Oratorienne) et Claude Bottin (Membre de la Communion Oratorienne). Ce livre commente de nombreux passages des textes de Bérulle pour éclairer, en français plus actuel, les différents « Etats » du Verbe Incarné,  au cours de la « vie voyagère » de Jésus.

La préface de Jean Dujardin (Supérieur Général de l’Oratoire) disait ceci : « C’est une joie pour moi de présenter cet ouvrage. Il paraît en un temps de redécouverte des œuvres du cardinal Pierre de Bérulle, à un moment où il semble essentiel pour toutes les congrégations qui se rattachent à l’École française de spiritualité — il vaudrait sans doute mieux dire  à l’influence bérullienne — de se réapproprier les traits caractéristiques d’une spiritualité dont elles croient toujours à la pertinence pour aujourd’hui . »

C’est en tenant compte de l’édition complète et critique que le présent ouvrage a été préparé. Mais, parce qu’il veut être une initiation, il est d’un tout autre ordre, il ne se situe pas dans une perspective de recherche scientifique, même si les auteurs n’ignorent rien de toutes ces publications et de toutes ces recherches. Il est en effet le résultat d’un autre constat non moins indispensable.

La pensée et la spiritualité du cardinal de Bérulle sont d’une richesse extrême, mais le vocabulaire, la langue, les concepts théologiques employés rendent la lecture de ses œuvres difficilement accessible. Or, c’est le souci de ceux et de celles qui ont travaillé à ce livre ; il faut relever ce défi, car être fidèle au cardinal de Bérulle, ce n’est pas d’abord devenir un spécialiste de l’histoire de la spiritualité, c’est avant tout être disciple de Jésus-Christ et Bérulle est un maître, un initiateur exceptionnel.

« Telle est l’ambition de ce livre : donner envie de lire Bérulle pour rencontrer le Christ. » Jean Dujardin, Prêtre de l’Oratoire de Jésus

« Pierre de Bérulle apôtre du Verbe incarné »
par Rémi Lescot (Oratorien, membre de la Communion Oratorienne)

« Le Christ chez Bérulle »
Desclée 2001 – par Michel Dupuy (Oratorien, membre de la Communion Oratorienne)